Il paraît toujours difficile de faire la fine bouche sur un match où une Ola lancée du virage De Peretti, salue un score de 4-0 au tableau d’affichage dés la 72ème minute. Mais comme l’a indiqué après le match Mamadou Niang, l’OM "ne devra pas s’enflammer" après une victoire flatteuse (4-2) samedi face au promu héraultais. Sans deux coups de génie de son attaquant sénégalais - le premier pour offrir un caviar à Lucho, le deuxième pour inscrire un but somptueux - , l’OM aurait sans doute eu bien du mal à débloquer un match qui paraissait mal engagé. La faute à une bonne équipe de Montpellier qui a joué crânement sa chance et aurait très bien pu mener largement au score à la mi-temps sans un manque flagrant de lucidité devant le but.

Pour résumer, l’OM aura fait vivre à Montpellier ce que Milan lui avait infligé trois jours plus tôt : une leçon de réalisme. L’animation offensive a cependant de nouveau balbutié. Même si Lucho Gonzalez a fourni sa meilleure prestation de la saison et monte en puissance, la relation entre le milieu et l’attaque reste toujours ténue. L’OM semble toujours mal à l’aise pour faire le jeu à domicile et la fuidité des enchaînements s’en ressent. "Il y a un vécu collectif encore insuffisant pour prétendre tout bien maitriser. Mais par période, il y a des choses qui se sont bien enchainées et on va s’appuyer dessus", a cependant positivé Didier Deschamps après le match. A leur décharge, les olympiens avaient dans les jambes les stigmates de l’énorme défi physique face à Milan quatre jours plus tôt. Malgré cela, les marseillais ont su enchaîner par une victoire. Ce qui est peut être la marque d’une grande équipe en gestation. Dans des circonstances assez similaires, l’OM avait du concéder le nul l’an dernier face à Monaco, au terme d’un match insipide, quelques jours après une défaite à domicile contre Liverpool pour son entrée en ligue des Champions.