Un tel début de championnat (deux défaites, un nul et une seule victoire), l’Olympique lyonnais n’en avait pas connu depuis que le club est remonté en L1 en 1989. Quelques jours après l’arrivée spectaculaire de Yoann Gourcuff à Lyon pour (au moins) 22 millions d’euros et le show offert en son honneur au public de Gerland, ce nouveau revers à Lorient fait désordre. Surtout, il interpelle.

Si en Bretagne, la nouvelle coqueluche lyonnaise a su tirer son épingle du jeu, ce n’est pas le cas de la plupart de ses partenaires. Les lacunes ne se focalisent pas sur un secteur de jeu, elles sont criantes de partout. Les attaquants sont toujours aussi inefficaces, les milieux ont du mal à surnager et les défenseurs commettent trop d’erreurs individuelles. A l’image de Jérémy Toulalan, l’OL n’est pas dans son assiette. Quant aux intentions de beau jeu clamées en début de saison, elles semblent déjà enterrées.

Physiquement, les joueurs sont très en-deçà de leur niveau et se font dominer par des équipes (Caen, Brest) qui évoluaient l’an dernier en L2. L’accumulation incroyable des blessures depuis deux mois (voir encadré) pose des questions sur la préparation. Ce n’est pas conforme à ce qu’on peut espérer de Lyon.

En août, l'OL devait profiter d’un calendrier favorable pour se rassurer et accumuler de la confiance avant les échéances importantes. Car en septembre, les choses sérieuses commencent avec la Ligue des champions, le déplacement à Bordeaux et le derby contre Saint-Etienne. Docteur, le rétablissement est plus qu’urgent.

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