«Le bilan reste globalement satisfaisant pour la sureté nucléaire et la radioprotection, mais il y a des améliorations attendues dans la prévention de la pollution.» Charles Antoine Louët, chef de la division de Lyon de l’ASN, a balayé hier l’actualité du nucléaire en Rhône-Alpes. Une année riche en évènement, à commencer par la fuite d’uranium sur le site de Tricastin, dans la Drôme, en juillet 2008. «Nous avons mis en place nos nouveaux moyens de sanctions en dressant un procès verbal au directeur de la SOCATRI», a-t-il expliqué.
«C’était un évènement mineur sur le plan du risque radiologique mais toxique pour l’environnement.» L’ASN a aussi pointé du doigt des défaillances dans l’organisation liée à la sécurité à la centrale du Cruas, en Ardèche, en peloton de queue des centrales. Ce qui a donné lieu à un procès verbal au directeur et une mise en demeure de respecter la réglementation. Concernant la radiothérapie, le «gendarme du Nucléaire» (30 agents en Rhône-Alpes), observe des améliorations dans la prévention des risques avec un renforcement des équipes médicales. Néanmoins, des services ont été suspendus à Roanne et au Puy en Velay quand les effectifs manquaient.
Zoom : l’ASN finance la moitié d’une étude «cancer» autour de Tricastin, étude conduite par la commission locale d’information auprès des grands équipements énergétiques du Tricastin, demandée par la Frapna, qui produira ses résultats dans un an.






































