Les 12 travaux d'Hercule se rejouent à Marseille. Il n'est cette fois plus question d'expier une quelconque offense aux dieux, mais bien d'arriver à passionner les Phocéens pour un club de rugby dans un temple du ballon rond. Claude Atcher, le président du Marseille Vitrolles Rugby n'a pas encore accompli les tâches du héros de la mythologie grecque, mais il en a déjà la carrure. Ancien troisième ligne, ses idées pour développer le club semblent aussi carrées que ses épaules.

A écouter l’ancien directeur de la Coupe du Monde 2007, la signature de la superstar Jonah Lomu ne serait d'ailleurs qu'une mise en bouche, le premier étage d'une fusée dont la trajectoire semble bien arrêtée pour les 3 ans qui viennent. « Il nous faut attirer un nouveau public. Jonah ne suffira pas. Il faut un jeu spectaculaire et des victoires pour plaire à Marseille», se projette-t-il. Alors le club regorge d’idées.

D'abord pour trouver de l'argent. Marseille Vitrolles a déjà prévu une inscription au Marché libre de la Bourse de Paris. Une manière de s'acclimater progressivement et de lever ensuite de l'argent si le club monte en ProD2 et accède au statut pro en 2010. « On a un budget de 2 millions d'euros, il nous en faut 6 si on veut jouer le haut du tableau. ». Ensuite soigner la popularité.

De l'organisation de matchs conjoints avec Toulon au Vélodrome, peut être le 30 janvier contre La Seyne, au changement de nom du club pour renforcer son identité, en passant par l'étude de partenariats avec l'OM, Claude Atcher se démène sur plusieurs fronts. Et il tient déjà son gros coup. Le club finalise des négociations avec Eurosport pour la diffusion de 4 matchs. Une première pour un club de ce niveau.