Améliorer l'insertion professionnelle des étudiants en Sciences humaines et sociales. La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, a choisi mardi l'université de Lille 3 pour lancer son dispositif Phénix, qui vise à ouvrir le monde universitaire vers celui des entreprises. Des notes seront notamment distribuées aux sociétés qui embauchent des étudiants issus des facs.
A Lille-III, des actions sont déjà en place. Des ateliers de recherche d'emplois animés par d'anciens diplômés, à des modules d'enseignement à l'auto-entrepreunariat, en passant par un répertoire des débouchées : "Les choses sont en train de changer, témoigne Marie-Christine Lenoir, responsable du Bureau d'aide à l'insertion professionnelle (BAIP) de Lille III. Les étudiants ont aujourd'hui un réel désir d'ouverture sur l'entreprise".
Certains pourtant restent encore frileux, craignant un patronat dictant les formations dont il a besoin : "Nous vivons dans deux mondes qui ont encore besoin de s'apprivoiser, concède Bernard Bach, vice-président chargé des formations. Mais au final, ce sont les étudiants qui sortent gagnants".
Une ouverture sur le monde de l'entreprise qui devrait se généraliser avec la fusion des universités lilloises du Campus Grand-Lille : "Nous allons signer la convention de partenariat entre l'Etat et les collectivités territoriales avant la fin de l'été", a déclaré Valérie Pécresse. Mais la mise en oeuvre n'est donc pas pour demain, la ministre préfèrent d'abord que les "universités apprennent à coopérer".






































