Dès lundi dix rames supplémentaires et une dizaine d’agents de maintenance seront détachés sur Toulouse afin de rétablir un trafic normal des TER: c’est l’annonce faite ce mardi par Claude Solard, responsable national des TER à la SNCF, suite à une réunion avec le président du Conseil régional Martin Malvy.
Ce dernier avait en effet annoncé vendredi un recours contre la SNCF devant le tribunal administratif suite à la publication d’un audit sur les retards et les suppressions de trains : avec 461 trains supprimés en décembre 2009 et 798 en janvier 2010 se déplacer en TER relevait autant de la chance que du hasard.
Il n’aura bien sûr échappé à personne que les prochaines échéances électorales donnent du relief à cette démarche, même s’il s’avère qu’en 2009 le taux de train en retard ou supprimés en Midi-Pyrénées (1,5%) a été au dessus de la moyenne nationale (moins de 1%). Seule la région PACA (Provence Alpes Côte d’Azur) fait aussi mal. « C’est une situation qui ne me satisfait pas », a reconnu Claude Solard pointant la particularité de Midi-Pyrénées: un trafic concentré autour de Toulouse, un kilométrage élevé de voies uniques et des soucis de maintenance sur le matériel roulant.
« C’est courant que les rames de train restent bloquées deux ou trois semaines », explique Julien Lassalle, délégué Sud à la SNCF. En cause : difficultés d’approvisionnement des pièces détachées et exiguité du site de maintenance Raynal. Une situation que Claude Soulard a promis de régler : ce mardi il a également confirmé une enveloppe de 5 millions d’euros afin de moderniser et agrandir le site Raynal.






































