Un an après la signature d’un protocole “relatif à l’évolution de la profession de taxi” avec plusieurs organisations, Michèle Alliot-Marie a reçu hier leurs représentants pour faire le bilan. L’occasion pour la ministre de l’Intérieur de se voir présenter les matériels retenus par les professionnels pour se conformer à leurs engagements en termes de transparence, en principe dès cet été. D’abord, le lumineux : peu visible le jour sur le toit des taxis parisiens, il indiquera désormais, avec des lampes vertes et rouges, si le véhicule est occupé ou non. “Avant son industrialisation, il faudra encore attendre une quinzaine de jours pour l’homologation par le Laboratoire national d’essais (LNE), estime Nicolas Rousselet, président de l’Union nationale des industries du taxi. Ensuite, pour que le coût financier soit moins lourd, les chauffeurs l’installeront au fur et à mesure qu’ils changeront de véhicule. En moyenne, on garde une voiture trois ou quatre ans”.
Une facturette détaillée
Deuxième élément : le mode de facturation. Fini la facture sur demande du client, que ce dernier a d’ailleurs parfois tendance à “gonfler” dans ses notes de frais. Les sociétés de taxis ont retenu plusieurs modèles de taximètres reliés à une imprimante, fournissant une facturette détaillée mentionnant la durée et l’horaire, le kilométrage et les suppléments. “Le taximètre indique si le taxi sort de Paris, précise Jacques Ahée, codirecteur de la société Gescop. C’est un gage de transparence”. Prévu fin juin, le nouveau matériel sera probablement retardé par l’homologation. Son coût, qui fera l’objet d’une “discussion commerciale”, n’a pas été fourni.
Un toit noir
Enfin, le protocole prévoit que les taxis adoptent, dans chaque grande ville, une couleur permettant de les identifier. Le principe de taxis soit bicolores, soit uniformes, a été retenu, la couleur obligatoire devant couvrir le toit et les montants du véhicule. A Paris, les professionnels, qui utilisent leur véhicule à titre privé, penchent majoritairement pour le noir. La discussion est en cours et devra se tenir également avec la Ville de Paris.

































