Mis à jour 18-11-2009 21:16
Les Sans fenêtres sont sans argent.
La cité du Parc demande à Total un geste de 200.000 euros pour tourner la page d’AZF. La cité croule sous les dettes et n’a pas le financement pour finir les travaux dans la cité suite à l’explosion de l’usine chimique.

La cité du Parc sans le jardin d'enfant qui avait été programmé.
Photo : F.K/Metro
Huit ans après les événements, le verdict du procès Azf est attenduce jeudi par toutes les victimes de l’explosion. L’espoir est cependant faible pour les 192 copropriétaires de la Cité du Parc de bénéficier d’un jugement favorable à régler leur problème qui semble sans issue depuis le 21 septembre 2001.
Les logements avaient été lourdement touchés par l’explosion de l’ancienne usine chimique. Une indemnisation de quatre millions d’euro leur avait été accordée à l’amiable par Total pour remettre en état les habitations. « Le problème c’est qu’aujourd’hui non seulement les travaux ont couté 159 milles euros plus chère, mais le chantier n’est pas fini et le syndic de copropriété croule sous 250 000 euros de charges impayées », explique Jean-François Grelier l’ancien président du Collectif des Sans fenêtres au lendemain de l’explosion, et maintenant à la président du Conseil syndical de la cité du Parc.
Le parc à enfant qui devait égayer le pied des tours n’a ainsi pas vu le jour et le parking qui devait être refait reste en piteuse état. La cité a une ardoise de 15 milles euros chez Véolia, pour l’eau, et de 40 milles euros chez Elyo, pour le chauffage. Les coupures ont d’ailleurs déjà commencées.
« L’explosion d’Azf est à l’origine de notre situation c’est pour cela que nous demandons à Total de faire un geste de 200 000 euros. On propose à Total d’être à l’écoute de notre souffrance et ainsi de redorer son blason », explique Jean-François Grelier. Dans le camp de Total, ce qui a du être payé a été payé.
| Plus d'infos Le collectif pourrait se retourner contre l’architecte et le syndic concernant les travaux. Invité ce mercredi à un point presse organisé par le conseil syndical de la cité du Parc, les autorités de Total ne se sont pas déplacées. |






