Jeudi s’est ouverte la grand-messe du poker. Et les 600 concurrents de la finale du Partouche Tour se sont mis directement dans l’ambiance. “Las Vegas” à cause du bling-bling de certains concurrents, presque monacale pour d’autres avec un silence quasi-inquiétant. Dans la grande salle du Palm Beach, on n’entend que les cliquetis des jetons. Le mot d’ordre, pour beaucoup, c’est le camouflage : casquette, capuche, panama vissé sur la tête, verres fumés et mine impassible.

Car avec ou sans jeu dans la main, il faut pouvoir parer à toute éventualité et les joueurs sont prêts à abattre leur carte du bluff pour rafler le pot. Les tours se suivent, certains doivent quitter la compétition prématurément, faute de jetons. La gent féminine est en tout cas sous-représentée, environ 5 % des participants à ce “Main Event”, la finale des finales à 3 millions d’euros de gains... “Pourtant, elles sont de plus en plus nombreuses à jouer, commente Maurice Schulmann, l’un des initiateurs du tournoi. Elles ont peut-être encore du mal à se lancer dans ce genre de compétition, où le droit d’entrée est à 8 500 euros”.

Estelle Denis et Virginie Efira sont, elles, attendues vendredi parmi les champions du Main Event. Le comédien Bruno Solo devrait également les rejoindre. Tous en course pour succéder à Alain Roy et Jean-Paul Pasqualini, les deux Français qui ont remporté les deux premières éditions de la compétition. Le tournoi, ouvert au public, se tient jusqu’à mardi.