Les retraités toulousains ont du mal à joindre les deux bouts. A Toulouse, le cortège a défilé mercredi en fin de matinée de Jean-Jaures à la Préfecture où une délégation des sept organisations syndicales à l’origine de cette journée a été reçue après s’être rendu au siège de l’UMP.
"Nous réclamons une hausse des pensions et un renforcement de l’assurance maladie garantissant l’accès aux soins pour tous", précise Hubert Dandine, l’un des membres de la délégation.
Rosy, à 62 ans, elle a travaillé 39 ans à Paul Boyer, une entreprise qui confectionne des vêtements militaires à Toulouse. Aujourd’hui elle gagne 840 euros par mois: "1500 euros cela serait un minimum pour vivre correctement. Avec ma retraite je dépends des revenus de mon mari, mais s’il disparait je n’aurai pas d’autre solution que de vendre ma maison."
Le cas de Rosy n’est pas isolé. Jean-Pierre, 70 ans, est retraité de l’éducation nationale. Avec 2000 euros il estime avoir "une retraite confortable, mais ma pension n’a pas arrêté de baisser." A ses côté pendant toute la manifestation Jacques, 66 ans, vient du secteur privé et il touche la moitié de son collègue pour vivre: "Je ne touche que 1000 euros pas mois. Il ne me reste ensuite que les yeux pour pleurer et mes dettes à payer", précise l’ancien employé de Carrefour.
Les manifestants étaient entre 600 selon la police et 3.000 selon les syndicats. Une délégation des sept organisations syndicales à l'origine de cette journée a été reçue à la préfecture après s'être rendue au siège de l'UMP.






































