Depuis quelques semaines, le club des Dauphins du TOEC touche du doigt le manque criant de piscines en bon état à Toulouse. Le club de natation aux 2000 licenciés a en effet été obligé de demander à 200 jeunes enfants de rester chez eux pour le reste de la saison en raison de la fermeture de la piscine Nakache.
Classée aux Monuments historiques, la piscine construite en 1937 subit depuis de longs mois d'importantes fuites d'eau dans son bassin en raison de fissure dans le sol. « A chaque remplissage, la taille des fissures augmentait, explique Jean-Louis Tourencq le président du club obligé de réorganiser les horaires de toute l'école de natation (800 nageurs). Aujourd'hui on a aucune assurance sur la date de réouverture ».
L'inquiétude pour le club qui a été obligé de redéployer une partie de ses effectifs sur les piscines Berthelot, Castex et Léo Lagrange, est multiple : il doit rembourser les licences aux enfants restés sur le carreau, « c'est un coût dans le budget qui n'était pas prévu », ajoute Jean-Louis Tourencq, et surtout s'attend à ce que lors de la prochaine période d'inscriptions au mois de juin, les parents désertent l'école des Dauphins.
« Il n'y a pas eu d'investissement depuis des dizaines d'années, il est temps d'investir », s'alarme un parent de l'école de natation. A la mairie on avance la réouverture de la piscine des Argoulets en 2011. Mais la Ville rose a pris du retard : 9 piscines recensées sur le site Web de la mairie de Toulouse, dont deux d'été, et une fermée pour une durée indéterminée pour 450 000 habitants. Difficile dans ces conditions de piquer une tête en toute sérénité.






































