Parce que ça ne marchera que si chacun agit à son échelle. C’est, en substance, le message que le collectif Copenhague 31, regroupant diverses associations (les Amis de la Terre, Attac…), syndicats et partis politiques, souhaite faire passer aux collectivités locales toulousaines alors que s’ouvre ce lundi le sommet international sur le changement climatique au Danemark. Afin d’interpeller nos élus locaux, le collectif a envoyé il y a un mois une centaine de lettres à des collectivités du département pour leur demander quelles étaient leurs actions en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Le bilan est plus que décevant puisque seules six communes ont répondu, Tournefeuille, Villeneuve-Tolosane, Plaisance-du-Touch, Saint-Lys, Portet-sur-Garonne et Lacroix-Falgarde, ainsi que le Sicoval (communauté d’agglo du sud-est) et le Grand Toulouse.
Initiatives insuffisantes
Pour Laure Teulières, vice-présidente des Amis de la Terre Midi-Pyrénées, ce défaut de réactivité témoigne du manque de prise de conscience des conséquences de l’emballement climatique. "Il s’agit pourtant d’une question de volonté politique. Des leviers d’action, il y en a des tas à l’échelle d’une ville, qu’il s’agisse de l’habitat ou des déplacements". A Villeneuve-Tolosane, par exemple, la municipalité a décidé de réaliser le bilan carbone de ses activités et de son patrimoine. Une démarche qui lui a permis de mettre en place des actions ciblées comme l’utilisation de dispositif plus économe pour l’éclairage public ou encore l’amélioration de l’isolation de ses bâtiments. Reste que les initiatives sont, selon le collectif, "dramatiquement insuffisantes".





































