Dans la série “bâtiments historiques” en péril, on demande la prison Saint-Michel au parloir de la polémique. L'ancienne prison, vide de ses détenus depuis un an, pourrait passer par la case démolition. La décision n'a pas été arrêtée mais cela fait partie des trois scénarios envisagés par la préfecture. Les deux autres options sont : la démolition partielle ou la conservation des bâtiments.
Démolition, le mot que les riverains ne veulent pas entendre. “Ce qui nous inquiète, c'est l'estimation. Car même si la ville est favorable à une réhabilitation, on craint que le plus offrant remporte la mise”, explique Guillaume Drijard, président du comité de quartier de Saint-Michel. Ce dernier a demandé une protection du site au titre des monuments historiques : “La rotonde et ses cinq branches constituent la raison d'être de l'ensemble, ainsi que les bâtiments administratifs et le castelet d'entrée.”
Mercredi, la direction régionale des affaires culturelles (Drac) et les services chargés de gérer les biens de l'Etat ont commencé l'évaluation des bâtiments non classés aux Monuments historiques. Un rapport fixera le prix à payer pour devenir propriétaire des lieux, et le document sera rendu au préfet d'ici à la fin de l'année. Ce dernier se concertera alors avec les ministres de la Justice et de la Culture pour déterminer le sort réservé aux bâtiments.
“Le nouveau propriétaire devra réaliser d'importants travaux de réhabilitation, mais les murs sont sains”, assurait hier Noël Eyrignoux, l’administrateur général des finances publiques. La mairie assure faire le maximum pour acquérir les bâtiments : “On veut se porter acquéreur, mais tout dépendra du montant reclamé par l'Etat.” La municipalité, qui envisage un projet culturel et de vie de quartier, s'opposerait à “une spéculation immobilière”. Les riverains, eux, souhaitent “des équipements qui vont rayonner sur tout le quartier”.






































