Le 21 septembre 2001 l’explosion de l’usine AZF a traumatisé toute une ville et a changé pour toujours le visage de la route d’Espagne. Certaines enseignes ont déménagé, ne voulant même pas bénéficier des avantages fiscaux de la zone, d’autres ont profité de l’occasion pour s’y installer bouleversant ainsi toute l’activité de la route.

"Les magasins ne se reprennent pas"
Les commerçants de la rue, qui ont subi l’explosion en 2001 et qui ont décidé de remettre sur pied leur commerce, constatent une vrai différence. La pharmacie des Oustalou est là pour en parler. "Nous avions une clientèle familiale avant l’explosion, aujourd’hui il n’y a plus qu’une clientèle de passage impliquant une baisse de notre activité. La zone franche urbaine (Zfu) a attiré les entreprise et fait disparaître les petits commerces", explique le pharmacien. Sur la route d’Espagne, la rue habitée la plus touchée par l’explosion, de nombreux panneaux pour la vente ou la location de bureaux et de commerces fleurissent. "Route d’Espagne, il n’y a que des bureaux qui s’installent, les magasins ne se reprennent pas", observe un serrurier au rond point du 21 septembre, route de Muret. Même le facteur, déjà en activité en 2001, constate une hausse sensible de la présence de bureaux au détriment des habitations. "Beaucoup de petite société sont venus s’installées depuis huit ans", explique-t-il.