« C’est une situation nouvelle, que nous n’avons jamais connu ces dix dernières années ». Ce lundi, le président du Conseil général s’est résolu à présenter un plan de rigueur pour sauver les finances d’un département qui était, jusqu’à peu, l’un des plus riches de France.
Mais la crise immobilière est passée par là, entrainant une baisse considérable des droits de mutation, qui représentent plus de la moitié des recettes du Conseil général. L’an passé, cela représentait 110 millions d’euros de recettes en moins. « On va se serrer la ceinture », a donc annoncé Eric Ciotti.
Un tiers des économies (20 millions) seront réalisées sur les « aménagements du territoire », grâce à la suppression de syndicats mixtes, la baisse des subventions aux grandes associations (Team, CCI, Comité du tourisme…) et surtout l’abandon du projet de Centre du développement durable de Nicolas Hulot au Fort de la Revère, qui représentait une dépense de 15 millions d’euros.
En matière de politique sociale, Eric Ciotti veut réduire les dépenses sans nuire aux prestations « de solidarité ». Un audit des associations prestataires va débuter pour économiser 5 à 10 millions. Le Conseil général va également réduire sa masse salariale en ne remplaçant qu’un départ à la retraite sur deux (5,2 millions d'euros économisés cette année). « Nous allons resserrer la hiérarchie, parce que lorsqu’il y a plusieurs chefs, il n’y a plus de chef ! » De près de 5.000 agents l’an passé, le Conseil général devrait passer à 4.500 d’ici à 4 ans.






































