Le Medef réunissait hier ses adhérents pour évoquer la grippe A. Plus de la moitié d’entre eux sont inquiets. Le secteur privée ne veut pas être à la marge de la lutte contre l’épidémie.
« J’ai rarement vu autant de monde à une réunion » avouait hier Bernard Fontanel, président du Medef Lyon-Rhône. Entrepreneurs, DRH, ils étaient plus de 200 à la cité des entreprises pour évoquer le problème de la grippe A dans le secteur privée : « On a coutume de dire que le virus s’attaque au gens faibles et depuis un an avec la crise, nos entreprises sont faibles » reprend Gilbert Marchiol, président de la métallurgie rhodanienne qui redoute « un coup fatal » pour les sociétés.
Selon une étude du Medef, 59 % des entrepreneurs sont inquiets : « Chez nous, 700 salariés évoluent sur le site, avec un travail à la chaîne qui entraine une grande promiscuité. En cas d’épidémie, cela peut causer la fermeture de la totalité de l’entreprise » explique Isabelle Vey, DRH de la société Fagor Brandt à Lyon.
Surtout, les entrepreneurs ne veulent être la dernière roue du carrosse en matière d’équipement et de lutte contre l’épidémie : « Nous avons commandé 40000 masques mais on ne les aura pas avant novembre » ajoute la DRH.
A cette crainte de l’arrêt de la production s’ajoute parfois des difficultés pour mettre en place les plans de continuité. Chez Rhodia, les syndicats l’ont même refusé : « On ne va pas s’épuiser en travaillant en équipes de deux fois 12 heures. Si on manque d’effectif, on ferme » clôt Jacques Lacaille, représentant CGT chez Rhodia.






































