Que ses douze jours de grève de la faim ait l'effet d'un "électrochoc nécessaire pour qu'il y ait un vrai débat sur le développement culturel populaire, sur la culture pour tous" : c'est le souhait formulé par Richard Martin, le directeur du Toursky, au sortir d'un entretien à Paris avec Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture.

L'artiste avait cessé de s'alimenter, en compagnie du poète Jean Poncet, du 3 au 15 octobre pour protester contre la suppression de 185.000 euros de subvention de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) Provence-Alpes-Côte d'Azur et obtenir son rétablissement.

Le ministre de la Culture "m'a dit que j'aurai une aide en 2009. Il m'a donné sa parole d'honneur, et je l'accepte volontiers, que les choses seront réglées pour le Toursky", a expliqué Richard Martin. "Je n'ai aucune promesse chiffrée, mais il (le ministre) sait très bien quelle est l'importance de ce théâtre, de ses financements croisés, et je ne peux pas imaginer qu'il nous annonce quelque chose d'indécent", a ajouté le directeur du théâtre situé à Saint-Mauront.

"Le 30 novembre, j'ai un rendez-vous avec Frédéric Mitterrand à Marseille. D'ici une semaine, j'aurai une réponse sur ce qu'il peut immédiatement faire pour soutenir en 2009 le Toursky. En tout cas j'aurai une aide, c'est sa parole", a-t-il poursuivi, évoquant une "entrevue loyale et franche".

Une quarantaine de personnes (artistes, collaborateurs, spectateurs du Toursky...) s'étaient rassemblés jeudi après-midi à Paris devant la Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles en soutien à Richard Martin. Parmi eux figuraient des personnalités politiques comme l'ancien ministre communiste Jack Ralite et des artistes tels que la chanteuse Angélique Ionatos, le violoniste de jazz Didier Lockwood, les metteurs en scène Jean-Marie Villégier et Philippe Adrien ou le comédien Pierre Santini.