Au large de Cannes, avec septembre vient le temps des vendanges et des premiers coups de sécateur. Vendredi, un petit groupe de bénévoles est venu prêter main forte aux cis­terciens et à leurs trois employés à temps plein.

“Ça m’apporte beaucoup de venir travailler ici. Beaucoup de sagesse intérieure, mais de la fatigue aussi, on transpire pas mal”, raconte l’un d’eux. Dans les caisses, les premières récoltes de pinot noir promettent déjà de belles cuvées.

Cette année, frère Marie, le spé­cialiste, y voit des touches de framboise, “de coulis de framboise, même. Le jus a une belle acidité, un très bel équilibre”. Pourtant, l’orage de grêle du mois d’août aurait pu entamer les grappes et gâter la récolte. “Mais elle devrait être très bonne, promet frère Marie-Pâques, qui gère la société Lérina, créée par les moines. L’été a été relativement frais et il est tombé beaucoup d’eau, c’est assez rare. C’est cette eau qui fait monter le sucre dans les fruits”.

Avant les chardonnays et les mourvèdres, qui seront récupérés sur les ceps jusqu’à la mi-octobre, c’est encore sur les pieds de pinot noir que les vendangeurs vont continuer de s’affairer. Et il ne faut pas chômer. Le bout de terre de Lérins abrite pas moins de huit hectares de vignes.