Notre région, comme le reste de la planète, est confrontée à un défi majeur au XXIème siècle : il va falloir produire de plus en plus d’énergie alors que notre environnement souffre déjà gravement des effets de nos modes de production actuels.

En France, le Grenelle de l'environnement, qui a notamment réunit de tous les acteurs de la production d’énergie, a fixé un cap majeur : développer les énergies nouvelles renouvelables (celles qui utilisent les éléments naturels comme l’eau, le soleil, l’air, le vent ou le bois) pour éviter notamment le recours aux hydrocarbures.

Notre région, celle qui attire le plus de population en France, est à la pointe de ce mouvement. Le marché que vient de passer la société Voltalia avec la commune de La Barben, près de Salon-de-Provence en est l’illustration : cette société, productrice d’électricité à partir de sources renouvelables, vient d’obtenir le droit d’installer 472 000 panneaux solaires qui produiront assez d’électricité pour alimenter 17 communes des alentours. Près de 140 000 habitants sont concernés.

"Le sens de l’histoire"
"Le soleil est très présent en Provence et il est quasiment inutilisé. Il y a vrai un vrai potentiel à développer. Notre projet s’inscrit pleinement dans le sens de l’histoire", explique Christophe Ripert, administrateur de Voltalia.

Ce parc solaire, qui sera mis en service en 2011, permettra d’éviter l’émission dans l’air de 17 6000 tonnes de gaz à effets de serre. Si l’énergie photovoltaïque (électricité produite par panneaux solaires) offre de nouveaux horizons pour préserver la nature, elle ne sera toutefois pas suffisante pour inverser la donne actuelle.

Aujourd’hui, près de 80% de notre électricité est produite par le nucléaire, les 20% restants se partageant entre les énergies fossiles polluantes (pétrole, charbon, etc…) et les énergies renouvelables. "Depuis deux ans, le coût des panneaux solaires baissent fortement. Mais les installations coûtent chères et leur rentabilité est longue.

A cette contrainte s’ajoute en Paca le manque de terrain et la topographie. Si pour les particuliers, il y a un grand potentiel, pour les industries, les entreprises et les collectivités locales, le besoins en énergies sont trop importants pour changer profondément la situation actuelle" conclut Christophe Ripert.