En ces périodes de crises du secteur viticole où leurs confrères du Beaujolais ou du Bordelais font grise mine, les vignerons de Provence ont le sourire au beau fixe. On fait partie des trois régions qui marchent bien avec l'Alsace et le Champagne note avec satisfaction François Millo, le directeur général des vins de Provence.
Il a en effet toutes les rasions de se réjouir, la Provence qui est leader sur le marché des vins rosés profite d'un engouement du public depuis plus de 15 ans pour ce vin sans chichi qui peut se déguster et s'apprécier sans être un fin connaisseur.
"Il y a 15 ans, le rosé représentait 10 % du vins consommé en France, contre 16 % pour le blanc et 74 % pour le rouge. Aujourd'hui, la part du blanc est resté stable mais celle du rosé est passé à 25 %" précise François Millo.
Cet engouement des consommateurs français, qui s'expliquerait par un changement des habitudes de consommation (repas déstructurés et plus légers) et une montée en qualité et en gamme des vins rosés produits en Provence est désormais contagieux : 12 à 15 % de la production est exporté.
Les pays anglo-saxons (USA, Canada et notamment le Québec, Royaume-uni) sont les premiers a avoir été séduits, suivis depuis peu lieu par le Brésil ou la Chine, considérés comme des marchés émergents.

































