Une demi-heure : c’est le temps qu’a pris la troisième partie du procès de Brice Taton qui s’est ouvert hier à Belgrade. Sur les six témoins prévus par la justice serbe, seulement un — l’un des deux membres de l’équipe médicale qui a secouru Brice Taton le 17 septembre 2009 — s’est déplacé.

En revanche, deux supporters du TFC présents lors de l’agression, les deux témoins “protégés” ainsi que le second secouriste manquaient à l’appel. “A cause de l’absence des témoins convoqués à cette session”, Mirjana Ilic, la présidente de la cour, a annulé l’audience au bout de quelques minutes. La reprise des débats est prévue pour le 8 novembre. A la grande colère d’Alain et Suzanne Taton, les parents de Brice, qui avaient prévu de suivre les débats jusqu’à mercredi prochain.

“C’est inadmissible, cela traduit un manque de respect vis-à-vis de Brice, j’ai l’impression que l’on se moque de nous!” lance Suzanne Taton à la sortie du tribunal de Belgrade. Est-ce-que la justice serbe a l’intention de juger les quatorze agresseurs du Français qui selon la loi serbe, risquent de trente à quarante ans de prison ?

C’est la question que se pose Me Debuisson, l’avocat de la famille Taton à Toulouse. “La justice serbe a voulu donner un exemple avant le Mondial 2010 en organisant ce procès”, explique l’avocat. Mais “la justice serbe ne paraît pas décidée à vouloir régler ce problème”. Malgré le report, Me Ruzic, l’avocat serbe des Taton, espère “un verdict pour la fin de l’année”.