2009, annus horribilis pour le Grand port maritime de Marseille (GPMM). Trois ans après son record de 100 millions de tonnes, le trafic total du port s'est établi l'an dernier à 83 millions de tonnes, soit une baisse de 13,3 % par rapport à 2008. La direction du port explique ces mauvais résultats par la crise économique mondiale et par une succession d'évènements.

Il s'agit d'une part de la fuite du pipe-line de la SPSE dans la plaine de la Crau en août dernier, qui a interrompu puis réduit les importations de pétroles pendant 5 mois et d'autre part des mesures douanières prises par l'Algérie qui ont impacté le trafic des bassins-est. Enfin, plusieurs mouvements sociaux (agents du port, anciens salariés de l'Union naval Marseille, compagnies vers la Corse) "ont entrainé l'annulation d'escales ou le détournement vers des ports concurrents" explique le port de Marseille Fos.


Parmi les points positifs figurent les trafic conteneurs et passagers. Le premier, qui représente un des enjeux du port, est en légère hausse (4 %) grâce à la croissance des échanges vers l'extrême-orient (+ 30 %) et en particulier la Chine (+ 40 %). Le trafic passagers progresse légèrement (+ 1,6 %) mais dépasse la barre symbolique des 2 millions de passagers en 2009 (2,07 millions) grâce au secteur de la croisière.

Cette hausse des crosièristes s'explique par la disparition du caractère saisonnier de l'activité, avec des paquebots en escale de janvier à décembre. L'activité des lignes régulières est en revanche "nettement moins positive", explique la direction du port : les liaisons vers la Corse, la Tunisie et l'Algérie affichent en effet un recul de respectivement 2, 5 et 9 %, "en raison des mouvements sociaux" (pour la Corse) et de la concurrence de l'aéroport Marseille-Provence sur l'Afrique du Nord pour les deux dernières.