Parce qu’il est considéré comme populaire, le polar est un genre souvent méprisé. “Il y en a même qui appellent ça de la paralittérature, mais il n’empêche que le polar représente 20% des ventes de livres”, remarque Claude Mesplède, critique littéraire spécialisé dans la série noire. C’est justement pour promouvoir la lecture de ce “mauvais genre” que ce véritable pape toulousain du polar a décidé de créer un festival entièrement consacré aux littératures policières. Pour la première édition qui se tient jusqu’à dimanche au Forum de la Renaissance, le polar espagnol sera mis à l’honneur avec la présence d’auteurs de renom, comme Francisco Gonzalez Ledesma.

Pendant trois jours, les visiteurs pourront ainsi participer à des tables rondes, échanger avec la cinquantaine d’invités présents (écrivains, dessinateurs et spécialistes) ou encore acheter des bouquins. “Ce sera un truc simple mais festif”, promet Claude Mesplède, qui espère accueillir des milliers de visiteurs. Car pour cet auteur du Dictionnaire des littératures policières, l’intérêt du roman noir, “c’est qu’il peut parler de tous les sujets”.