Le Parti socialiste a subi une sévère défaite dans son fief du Nord-Ouest. La moitié de ses députés européens n'ont pas été réélus, au profit des Verts et de l'UMP. Avec seulement 18%, le PS obtient un résultat inférieur de 10 points à celui de 2004, tandis que l'UMP l'augmente de presque 10 points.

Dans le Nord-Pas-de-Calais, la liste de Gilles Pargneaux, vice-président de Lille Communauté Urbaine et président de la Fédération socialiste du Nord, atteint péniblement les 20%, contre 22,6% pour la liste UMP conduite par le maire de Valenciennes, Dominique Riquet.

« La déception est encore plus élevée qu'en 2004, nous confie Gilles Pargneaux. Les milieux populaires ne sont pas venus voter en se disant : 'ce n'est pas fait pour nous.' » Elu tout de même députe européen, le maire d'Hellemmes regrette le « manque de crédibilité » de son parti au niveau national : « Nous devons absolument travailler pour rénover nos pratiques, ajoute-t-il. Le Parti socialiste ne doit pas être qu'un parti d'élus mais également de militants. »

Dans le Nord-Pas-de-Calais, le PS n'est donc plus le premier parti de la Région, même s'il reste en tête dans son bastion du Pas-de-Calais. Avec 11%, les Verts retrouvent, eux, la vitalité de 1992 et l'élection de Christine Blandin à la tête du conseil régional. Quant au FN, Marine Lepen a réussi à conserver son fauteuil de député. Le Modem pourra, pour sa part, compter sur Corine Lepage, mais son score de 8% dans la Région ne confirme pas les espérances fondées dans le parti centriste.