Le marché de l’immobilier est une mayonnaise : “C’est en train de monter, mais ça peut vite tourner si on modifie l’un des ingrédients, si on enlève des aides ou que l’on augmente les prix”, prévient Pierre Laurent, président de la Fnaim des Alpes-Maritimes.


Les prix, depuis un an, ont peu évolué, et c’est plutôt une bonne nouvelle pour les acheteurs. Sur le marché du neuf, l’observatoire de la chambre de commerce et d’industrie note une hausse de 3 %. Pour les appartements anciens, elle oscille de 1 % (pour les trois-pièces) à 5 % (pour les quatre-pièces et plus).

Pour les deux-pièces, qui sont les biens les plus couramment vendus (35 % du marché azuréen), la hausse depuis le premier trimestre de l’année dernière n’a été que de 3 %. C’est le marché de la revente qui se porte le mieux, avec une progression de 33 % du nombre des ventes réalisées.


Un très bon résultat que Pierre Laurent relativise en soulignant que le marché était sclérosé il y a un an, et que l’on est encore loin de l’euphorie. Ce qui pourrait en revanche inciter les acheteurs potentiels à l’euphorie, ce sont les taux d’intérêt des emprunts immobiliers.

“Nous avons touché un plancher jamais connu jusqu’ici”, assure Hubert Trujillo, le directeur des affaires immobilières à la Banque Populaire Côte d’Azur. L’argent n’a jamais été aussi bon marché, et les aides des collectivités (prêt à taux zéro du conseil général des Alpes-Maritimes, prêt à 0,5 % de la ville de Nice, par exemple) viennent encore inciter les primo-accédants à sauter le pas.