"Certains prétendent que le Modem va mal. C'est faux ! Il va bien. On parle des départs, mais pas de ceux qui viennent chez nous, comme dans le Val-de-Marne". A une semaine du premier tour, Alain Dolium, capitaine du parti centriste en Ile-de-France, préfère regarder loin devant.
Il faut dire que, sur le navire, la situation n'est pas simple: des sondages qui plafonnent à 5%, des militants qui plient bagage, comme à Neuilly, à Rueil et à Antony (Hauts-de-Seine), des blogs et des débats vengeurs chez les militants sur le Web. "Nous créons une nouvelle force politique. Cela dérange et on tente de la déstabiliser".
En guise de remède, Alain Dolium n'a qu'une solution : jouer son va-tout, à savoir son programme, qui place la crise sociale en première ligne. "Ces sujets n'ont pas été abordés parce qu'ils dérangent à droite comme à gauche.
L'exécutif socialiste, avec les Verts, n'a consacré que 2,3% de son budget de 4,6 milliards d'euros au développement économique et à l'emploi. Le taux de chômage a bondi avec 500000 chômeurs en Ile-de-France. Les gens que nous rencontrons se sentent vulnérables."
Le candidat passera donc cette dernière semaine à tenter de convaincre les électeurs que le Modem est le seul à porter une réponse en la matière. Pour le reste, il concède tout juste que son parti, comme toutes les "formations politiques en devenir", doit encore faire des "petits réglages". Réglage ou chantier, le scrutin de dimanche tranchera.




































