Le dispositif hivernal d'accueil et d'hébergement d'urgence en Haute-Garonne pour la période 2009/2010 sera mis en œuvre ce lundi et ce, jusqu’au 31 mars 2010. "Ce plan complète et renforce le dispositif puisqu’il prévoit la mobilisation de 48 places d’hébergement supplémentaires et de 30 places d’accueil sans hébergement (Halte de nuit)", met en avant la préfecture.
Les membres du DAL (droit au logement) estiment que c’est insuffisant. "Ce ne sont que des solutions d’urgence. Avec 20 000 logements vacants à Toulouse, pourquoi la préfecture n’exerce t-elle pas son droit de réquisition ?", s’interroge Alain Vilain, un membre du DAL.
"La crise immobilière a masqué la crise du logement. Depuis 1980, le Parlement a voté une loi par an sur le logement et pourtant il y a environ 9 millions de mal-logés en France. 150 000 personnes ont été expulsées cette année", témoigne Luc Novales, membre du DAL. Cette précarité a été renforcée notamment par la crise et l’augmentation du chômage, la non-application de loi SRU et une baisse minime des loyers. Malgré les espoirs qu’elle a suscités, la loi DALO n’arrive pas à la juguler. "En Haute Garonne, sur un peu plus de 1000 demandes de relogement, seules 227 ont été effectives" , continue t-il.
Pourtant, à Toulouse, l’occupation du 42 place Anatole France a donné des résultats. Après des mois de lutte et des allers-retours entre la mairie et la préfecture, l’intégralité des 9 familles, qui avaient réquisitionné cet immeuble vide depuis 2002, ont été relogées. "Mais d’autres personnes sont venues les remplacer", déplore Alain Vilain.





































