Les doigts bleus de la reine mutilés vendredi, une jeune femme accidentellement blessée par une troupe samedi, et ce mercredi la bataille de fleurs annulée à cause de la pluie ! C’est à ce demander si le 126ème carnaval de Nice n’est pas maudit… Mercredi après-midi, les aficionados des batailles de fleurs ont sans doute ressenti la même détresse que les fans de Johnny un soir de septembre 1998 au Stade de France.

Les fleurs redistribuées
A cause de la pluie, personne n’est reparti de la Promenade des Anglais avec son bouquet de mimosa. Les 8000 places en tribune étaient pourtant presque toutes vendues, ainsi que près de 1500 places en "promenoir", indique l’office du Tourisme. En tout, 175 000 euros, sans compter les salaires du millier de personnes mobilisées (agents de sécurité, techniciens, placiers). Les assurances en rembourseront une partie. Quant à la mairie, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, elle va distribuer aux pensionnaires des maisons de retraite de Nice les 5 000 fleurs qui décoraient les chars.

Une plainte
Pas de fleur en revanche dans la chambre de Véronique, à l’hôpital Saint-Roch. Pour cette factrice niçoise de 29 ans, la fête s’est stoppée nette samedi. "J’étais dans le public, on m’a fait sauter dans le paillassou. Très haut parce que je suis légère. Au 4ème saut, je suis retombée sur la nuque". Une vertèbre cassée, un tassement de la colonne et la promesse de porter un corset pendant les 3 prochains mois. Elle a décidé de porter plainte. Alors, maudit ce carnaval ? "On reste très optimiste", assure le directeur de l’office du tourisme, Denis Zanon... le bras droit en écharpe à cause d’une mauvaise chute à moto.