Depuis le début de la semaine, c’est l’émulation dans les couloirs du Théâtre du Capitole. Entre répétitions et auditions, soixante-cinq chanteurs classiques, âgés de 18 à 33 ans et venant du monde entier, se disputent l’un des trois prix du Concours international de chant.
Organisé tous les deux ans depuis 1954 par Toulouse, l’événement est considéré comme un véritable tremplin pour la carrière des candidats. A l’issue des sélections, vingt-six ont été retenus par le jury de professionnels pour participer à la demi-finale. Elle se déroulera ce jeudi soir et sera ouverte au public.
Parmi les demi-finalistes, il y a un baryton toulousain très prometteur : Julien Véronèse. A 27 ans, cet ancien élève du conservatoire de Toulouse est devenu chanteur par hasard : “C’est ma prof de piano, quand j’avais 14 ans, qui m’a dit que j’avais une jolie voix, alors je me suis mis à chanter”, se souvient-il. Et depuis, ce jeune homme s’est découvert une passion pour le classique et l’opéra du XIXe. Il s’entraîne chaque jour, “au moins une heure”, pour améliorer ses performances vocales.
Ses efforts ont payé puisque, il y a deux ans, Julien a obtenu le statut d’intermittent du spectacle. Ce qui lui permet de se consacrer à sa passion. “Le rythme est soutenu car je suis toujours en déplacement entre auditions et concerts, raconte-t-il. Mais si c’est compliqué à gérer du côté personnel, c’est une vie géniale côté pro.”
Pour lui, ce n’est pas tout d’arriver premier samedi lors de la finale. Il faut plutôt “se faire remarquer” car “ça peut ouvrir des portes pour la suite”. Son rêve ? Chanter l’opéra italien Rigoletto à la Scala de Milan ou au Metropolitan de New York. A bon entendeur...






































