Et si les gens arrêtaient de faire la gueule dans les transports ? C’est le rêve de Stéphane Paton. Avec deux amis, cet étudiant lyonnais a fondé il y a un mois l’association Esop (Et si on parlait ?). Objectif : créer un réseau social dans les transports en commun pour les rendre plus conviviaux. “J’ai eu l’idée dans le métro, un jour où j’étais un peu déprimé. A côté de moi, un ado tirait aussi la tronche”, explique Stéphane Paton. “J’ai réfléchi au moyen de briser la glace. Il faut un prétexte pour discuter, hormis celui des grèves.” Le prétexte, ce sera un petit badge bleu frappé de l’onomatopée “bla bla”. Chaque possesseur s’identifie ainsi comme ouvert à la discussion. “C’est comme un signe de ralliement. Ça signifie : ‘Vous pouvez me parler, j’en ai marre d’être dans mon coin’, précise Stéphane Paton. On veut casser cette mentalité française du ‘Je ne parle pas aux inconnus’ et créer des moments de bonne humeur.”

Vendu deux euros
L’inscription sur le site Web d’Esop est gratuite, le badge est vendu 2 euros. En un mois, 200 badges ont été écoulés, principalement à Lyon et à Paris. L’association espère grandir et a reçu le soutien de la Région Rhône-Alpes. “Ça commence à prendre. Certains veulent même organiser des après-midi ou des soirées entre badgés”, indique Stéphane Paton, qui aimerait conserver l’esprit du concept. “On n’a pas envie que ça devienne un Meetic pour gros lourds qui ne savent pas draguer.”