Nice ambitionne de devenir la ville de France la mieux "vidéoprotégée", selon l’expression chère à son maire. Pour y parvenir, Christian Estrosi avait prévu un budget de 15 millions d’euros sur deux ans. Une somme qui avait fait grincer les dents de l’opposition. Finalement, l’addition sera beaucoup moins salée.

"Nous nous étions basés sur les prix pratiqués pour l’achat des 200 premières caméras installées en ville, mais l’appel d’offres nous a permis d’avoir une proposition à 6,4 millions du groupement Ineo et Citélum", explique le premier adjoint en charge de la sécurité, Benoit Kandel, qui doit signer ce marché ce mardi.

"Moins cher, plus performant"
Des caméras moins chères, mais pas pour autant au rabais si l’on en croit l’élu : "les technologies sont moins chères et plus performantes qu’il y a quelques années, mais surtout les entreprises veulent décrocher des marchés en période de crise". La concurrence devrait ainsi permettre à la ville d’économiser la coquette somme de 8,6 millions d’euros.

Dès le début de l’année prochaine, les 100 premières caméras devraient être installées. Quelques 200 autres suivront jusqu’en novembre. "Toutes les images, ainsi que celles des 32 caméras appartenant au Conseil général et les 80 caméras équipant déjà les rames et la ligne 1 de tramway, arriveront au centre de supervision qui ouvrira dans deux mois à la Libération. Nous auront alors plus de 600 caméras à notre disposition, un outil formidable."