Mis à jour 16-11-2009 20:01
La sécurité en débat à Lille
Si la délinquance a baissé globalement de 2,5% à Lille, la situation se dégrade dans certains quartiers. A Lille-Sud, un groupement local de traitement de la délinquance a été mis en place. L'opposition a réclamé ce lundi la vidéoprotection.

Le conseil municipal de ce lundi est revenu ce lundi sur la question de l'insécurité à Lille
Photo : M.P / Metro
La question de la sécurité est revenu sur le tapis du conseil municipal. Si le nombre de délits aurait baissé de 2,5 % en 2008 selon le nouveau contrat local de sécurité, certains quartiers continuent à voir se dégrader leur situation, tels que Saint-Maurice (+ 5 %), Bois-Blancs (+ 2,8 %) ou encore Hellemmes (+ 11 %). La délinquance se serait également rajeunie.
Le quartier de Lille-Sud (+4,5 %) a vu pour part apparaître des « zones de non-droit » à l'Arbrisseau et à la Briqueterie, au point qu'un Groupement local de traitement de la délinquance (GLTD) a été lancé depuis une semaine par le procureur de Lille. Le but : lutter contre les bandes, qui multiplient les attaques contre la police en général, et contre l'Uteq (unité territoriale de quartier) en particulier.
Le chef de file de l'opposition, Christian Decocq, a relancé l'idée de la vidéoprotection à Lille-Sud. Il réclame également la mise en place d'un observatoire de la délinquance et un conseil des droits et devoirs des parents (prévu dans le cadre de la loi de 2007).
« Rien ne justifie de se priver de réclamer l'aide de l'Etat pour installer des caméras de vidéosurveillance », a-t-il dénoncé à Martine Aubry, en évoquant un "entêtement idéologique". Mobilisée sur le sujet de Lille-Sud, Martine Aubry en appelle quant à elle à une augmentation des policiers nationaux.
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