Les sept heures de discussions nécessaires pour élire l’imam Ghoul, nouveau président de l’association La Mosquée de Marseille, et sa victoire avec une nette avance de voix ne seront certainement pas suffisantes pour éteindre les rancœurs des partisans de l’ancien président, Nourredine Cheikh, au sein de la communauté musulmane.
Des tensions dejà présentes
Malgré les sourires de circonstance lors de la pose de première pierre de la mosquée, en mai dernier, les tensions étaient déjà présentes au sein de la structure chargée de rassembler les fonds et d’ériger le bâtiment sur le site des anciens abattoirs de Saint-Louis (XVe). Deux clans semblent s’être formés : un premier constitué autour du nouveau président, l’imam Ghoul, et de Fatima Orsatelli, élue PS de la Région ; un second qui rassemble les partisans de Nourredine Cheikh. Ces derniers reprochent à la nouvelle équipe de vouloir “politiser l’association”. Avant l’AG, Nourredine Cheikh avait ainsi jugé que Fatima Orsatelli devait “démissionner pour éviter une entrée massive d’élus qui transformerait l’association en un forum de politiciens”. Cette dernière de- mandait, pour sa part, “que l’association puisse fonctionner démocratiquement” et qu’un pays donateur — en l’occurrence l’Algérie — ne prenne pas le dessus au détriment des autres.






































