"Les politiques ne mesurent pas les conséquences à long terme des débats qui stigmatisent les musulmans." Azzedine Gacci, président du CRCM de Rhône-Alpes.
La grande mosquée de Saint-Etienne a été victime d’une profanation dans la nuit de dimanche à lundi. En arrivant lundi matin, les fidèles ont découvert sur les murs de l’édifice des croix gammées et des tags racistes et injurieux tels que “Pas d’Arabes ici” ou “La France aux Français”.
Une plainte a été déposée hier par le recteur de la mosquée et une enquête a été ouverte. Le conseil régional du culte musulman de Rhône- Alpes a condamné hier cette profanation intervenue la veille du séminaire gouvernemental clôturant le débat sur l’identité nationale. L’instance s’inquiète d’une montée de l’islamophobie et demande la création d’une mission parlementaire pour mesurer le phénomène et l’installation de caméra de vidéosurveillance aux abords des mosquées.
“Un climat malsain s’est installé. Nous subissons depuis quelque temps une série de débats qui stigmatisent les musulmans”, souligne Azzedine Gacci, président du CRCM de Rhône-Alpes. “Je pense qu’il y a forcément des répercussions", poursuit-il. "On le voit désormais au travers de ces actes.”
Deux autres mosquées avaient été profanées en 2008 à St-Priest et à Meyzieu, dans l’agglomération lyonnaise. La mosquée de Saint- Etienne est toujours en construction et doit ouvrir en août prochain. Une structure provisoire accueille pour l’instant les fidèles. Le CRCM appelle à un rassemblement dimanche prochain devant l’édifice, en espérant la présence du ministre de l’Intérieur.





















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