Le mouvement de grève des transports est reconduit ce jeudi dans le métro toulousain. « Nous demandons une revalorisation du coefficient de pénibilité et des effectifs renforcés », revendique le syndicat FO Guy Malbert.

Depuis lundi, à n’importe quelle heure de la journée, mais surtout aux heures de pointe, la ligne A et B est interrompu, renvoyant les usagers sur les lignes de bus qui explosent. Sur le site internet de Tisséo il est même demandé aux passagers d’être « bienveillants vis-à-vis des conducteurs », comme si Tisséo redoutait que ces derniers se mettent en grève eux aussi, alors que les fêtes approchent.

Les usagers quotidiens du métro commencent à s’agacer de la situation. Sylvie utilise les transports en commun tous les jours pour se rendre au travail « Depuis le début du mouvement je subis les perturbations. J’en ai assez d’être prise en otage. » Ali, un jeune collégien dans le centre ville, utilise lui aussi tous les jours les transports en commun et mardi il a été obligé d’appeler ses parents pour être récupéré. « Le métro ne marchait pas et les bus étaient bondés. »

Le moment des fêtes est aussi une période importante pour les commerçants qui réalisent là une grande partie de leur bénéfice. « Depuis lundi, la clientèle se fait de plus en plus rare », explique une vendeuse du centre commerciale de la station Jean Jaurès.