"La nuit promet d’être longue", pronostiquait lundi Alain Chabrolle, tête de liste Europe Ecologie dans l’Ain. Après une journée de discussion au Palais de la Mutualité, les négociations se sont poursuivies en soirée dans un hôtel de Perrache.

Principal point d’achoppement : les exigences des écologistes sur la gouvernance de la région et notamment la première vice présidence qu’ils estiment leur revenir au nom de la "proportionnalité". Refus ferme de Queyranne. Le sujet a provoqué la première suspension de séance de la matinée de lundi. En revanche, le principe de six vice-présidences à Europe Ecologie sur quinze semblait admis.

Pour le reste, les écologistes souhaitaient un "contrat de mandature" qui définisse la ligne à suivre en Rhône Alpes. Lundi soir, après une nouvelle rencontre avec Philippe Meirieu, Jean- Jack Queyranne a lui évoqué un "contrat commun" pour la région, promettant "un juste équilibre" dans la répartition entre les partis. Mais le Front de Gauche se sent oublié. "On est méprisé. Ils font un accord sur notre dos", peste Serge Ravache, délégué PCF de Haute Savoie.

Seul soulagement dans ces difficiles discussions, l’absence du Modem éliminé au premier tour. "C’est déjà assez compliqué comme ça", ironisait un militant PS. En 2004, la liste commune avait été portée en préfecture in extremis à moto. Ce mardi soir, le délai est fixé à 18h.