Deux jours après avoir conclu leur accord de fusion, Jean-Jack Queyranne, Philippe Meirieu et Elisa Martin ont relancé jeudi un appel aux abstentionnistes. “Personne ne peut se satisfaire d’une abstention si massive”, estime le président PS sortant, qui relève aussi que “le FN constitue une menace”.
Mais à gauche, on se méfie aussi d’une démobilisation. “L’élection n’est pas encore faite. On ne doit pas anticiper des résultats qui ne sont pas établis”, prévient Elisa Martin, du Front de gauche.
Les trois partenaires ont présenté les grandes lignes de leur projet autour de sept engagements pour la Région, avec, en tête, l’emploi et la formation. “Notre priorité, c’est la lutte contre la crise. La Région doit être aux côtés de ceux qui la subissent, souligne Queyranne. Nous voulons aussi mieux articuler la formation initiale avec la formation professionnelle.”
Si les professions de foi sont imprimées, les discussions se poursuivaient hier sur les modalités d’un “contrat” pour gouverner la Région. “On ne fait pas un accord pour quatre ans sur un coin de table”, justifie Philippe Meirieu.
“Mais si Queyranne avait accepté de discuter plus tôt, on n’en serait pas là”, fait remarquer un élu Vert. Trois divergences fortes existent : le soutien aux biotechs et aux nanotechnologies, le projet de gare TGV d’Allan (Drôme) et l’aide aux entreprises à l’international.
Mais elles ne semblent pas de nature à provoquer de clash en cours de mandat. “Une majorité vivante signifie des compromis et non l’alignement”, reconnaît Queyranne, qui espère que se constitue le premier pas d’une “recomposition durable à gauche”, dans l’optique de la présidentielle.






































