“Dernière campagne ? Vous m’enterrez trop vite.” Pour autant, Bruno Gollnisch l’admet  : ce seront certainement ses dernières régionales. Le vice-président du FN avait eu des problèmes cardiaques en 2007. Il ne baisse pourtant pas les bras : “Contrairement à ce que tout le monde dit, le FN n’est pas mort.” Il espère participer, au second tour, à une triangulaire, malgré un parti en nette perte de vitesse.

L’objectif semble pourtant hors d’atteinte cette année. Un sondage Sofres-Le Progrès indiquait hier qu’il atteindrait 8 % au premier tour. Mais Gollnisch n’en n’a cure. “En 1986, les sondages me donnaient 3 %, j’ai fait 13 %.”  Gollnisch épingle la gestion “socialiste”, faite, selon lui, de saupoudrage de subventions et de hausse de la fiscalité. Il égratigne le coût du futur hôtel de Région, les coopérations avec les régions du monde : “On laisse mourir la chaussure à Romans et on aide un centre de fabrication de chaussures au Viêt Nam.”

Pour ses adversaires, Bruno Gollnisch a quelques piques : “L’UMP critique, mais a voté 96 % des subventions de Queyranne. Philippe Meirieu, c’est verbeux, déconnecté de la réalité.” La liste Spartacus, une menace ? “Ils font du FN, mais en moins bien.” Cette campagne doit peser, selon lui, dans le duel qui l’oppose à Marine Le Pen pour la direction du parti.