Crédité de 5 % dans les sondages, le Front de gauche veut tenter de peser en Rhône-Alpes. Le premier objectif est de battre la droite. Mais aussi de faire le plus gros score possible au 1er tour, avec pour but de peser dans les discussions de l’entre-deux-tours avec le PS et Europe écologie.
En filigrane, le Front de gauche aimerait devancer un Modem courtisé par Queyranne. “Dimanche soir, nous aurons la responsabilité de rassembler la gauche, et seulement la gauche”, prévient Elisa Martin, tête de liste Rhône-Alpes. Exit donc les centristes, une fusion avec la liste d’Azouz Begag serait un casus belli avec Jean-Jack Queyranne. “Faire entrer les libéraux dans la majorité, c’est avoir une gauche moins efficace”, insiste Elisa Martin.
Sur sa gauche, elle ne semble pas craindre le NPA. Pourtant, sur le créneau “anticapitaliste et écologique”, les programmes des deux formations se recoupent, avec un risque que les messages se parasitent. Mais une différence de taille les oppose. “On n’a pas réussi à les convaincre qu’il ne fallait pas être dans la majorité avec le PS”, rappelle Catherine Faivre-d’Arcier, tête de liste NPA dans le Rhône. “A l’intérieur ils n’ont jamais réussi à infléchir les politiques de la Région. On ne peut pas quitter le PS en janvier, puis revenir trois mois après.” Le parti d’Olivier Besancenot espère atteindre lui aussi la barre des 5 %.






































