A six mois des élections, Jean-Paul Huchon (PS), 63 ans, a annoncé officiellement lundi soir sa candidature à un troisième mandat en Ile-de-France. Le président sortant, à la tête de la Région depuis 1998, s’est présenté sur France 3 comme le candidat de l’union dans un contexte de crise.
“La situation est grave, a-t-il expliqué. On perd du travail, des emplois, j’ai pensé qu’il était de mon devoir de protéger les Franciliens et de préparer l’avenir avec eux.” Il devra d’abord être investi par les militants socialistes le 1er octobre. L’exécutif socialiste défendra son bilan autour de quatre grands axes : les transports (dont le plan de mobilisation à 17 milliards d’euros), la formation (100 000 apprentis formés par an), le logement (construction de 100 logements aidés par jour) et l’environnement. Il rappellera également des mesures sociales symboliques comme la gratuité des transports pour les RMistes.
L’heure des comptes a sonné. Rama Yade et Frédéric Valletoux, porte-parole de la tête de liste UMP aux régionales, Valérie Pécresse, ont dénoncé l’“autopromotion” d’un bilan “en total décalage avec ce que ressentent les Franciliens en matière de transports, de logement ou d’éducation”.
Dimanche, à la halle Freyssinet (XIIIe), la candidate de l’UMP lancera d’ailleurs sa campagne lors d’un “grand rendez-vous de l’Ile-de-France”. L’attaque pourrait également venir des Verts, qui codirigent pourtant la Région mais devraient annoncer une candidature séparée au premier tour.
Jean-Vincent Placé, président du groupe, a estimé qu’il fallait “quelqu’un de totalement nouveau” à la tête de l’institution, “de la fraîcheur pour bousculer les choses”.


































