A droite, la cacophonie est à son comble. A la suite de Valérie Pécresse, chef de file de l'UMP aux régionales, plusieurs membres du gouvernement ont réclamé hier la fin de la polémique autour du passé judiciaire d'Ali Soumaré, tête de liste PS du Val d'Oise.

La secrétaire d'Etat à la Ville, Fadela Amara, a dénoncé une "campagne puante qui ne fait pas honneur à la vie politique" et défendu le candidat PS. Dans des termes plus feutrés, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a demandé "que la campagne se déroule dans un climat calme, apaisé".

Mais dans le Val d'Oise, l'affaire est loin d'être close. "Je regrette simplement d'avoir rebondi sur l'un des cinq faits reprochés à Ali Soumaré, qui s'est avéré inexact, a expliqué à Metro Axel Poniatowski, tête de liste UMP du Val d'Oise. Concernant les autres affaires, je trouve qu'il aurait été plus sain qu'Ali Soumaré se présente à ces élections de façon transparente".

L'élu à l'origine des allégations, Francis Delattre, maire UMP de Franconville, va plus loin. Hier, il a présenté des "excuses publiques" au candidat PS pour le jugement erroné qu'il lui avait attribué.

Mais ses avocats ont "confirmé" quatre autres affaires présumées, dont sa condamnation à six mois de prison ferme pour des vols aggravés en septembre 1999 et une condamnation à deux mois ferme pour "rébellion à agent de la force publique" en juillet 2009. Deux autres affaires, dont une en cours, sont imputées mais n'ont pu nous être confirmées hier auprès de l'avocat d'Ali Soumaré, Jean-Pierre Mignard.