L'ours des Pyrénées bientôt fixé sur son sort. Dans une semaine Chantal Jouanno devrait se prononcer sur la poursuite ou pas de la réintroduction d'ours dans les Pyrénées. Une question qui divise autant éleveurs et écologistes. .

Le prochain comité de massif pyrénéen le 26 juillet prochain s'annonce déterminant pour l'ours des Pyrénées: Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'écologie, doit y annoncer un plan pour la hiodiversité dans les Pyrénées.

Et abordera vraisemblement l'avenir de l'ours dans les Pyrénées. "On va attendre son annonce avant de se prononcer, mais on n'imagine pas un plan sur la biodiversité et ne pas y intégrer la survie de l'espèce la plus menacée des Pyrénées", lance Alain Reynes, directeur
de l'association Adet-Pays de l'Ours.

Avec une vingtaine d'individus sur le versant français des Pyrénées, la population des ours est encore en danger selon ses partisans malgré la naissance cet hiver de deux oursons. "Surtout que l'ours a une reproduction lente, argumente encore Alain Reynes. Il faudrait apporter du sang neuf: lâcher une cinquantaine d'individus serait idéal pour favoriser la reproduction. Mais on se contentera d'une réintroduction progressive de un ou deux ours par an en tenant compte aussi des activités humaines".

Un argument battu en brêche par les éleveurs, notamment ceux regroupés au sein de l'ASPAP (Association pour la sauvegarde du Patrimoine d'Ariège-Pyrénées). "Nous ne sommes pas opposés à l'ours, nous luttons contre l'ensauvagement des Pyrénées, dénonce Bruno Bechecommenge, porte-parole de l'ASPAP. Il est prévu de réintroduire 200 ours à court terme et plusieurs centaines à long terme. Mais nous voulons continuer à conserver nos troupeaux dans les montagnes, il ne faut pas oublier que l'ours est un animal sauvage, pas un chat domestique que l'on introduit dans votre jardin". Alors que les éleveurs continuent de stigmatiser les attaques de brebis par les plantigrades, "une trentaine d'animaux tués depuis le début de l'année", selon Bruno Bechecommenge, Alain Reynes
appelle à plus de mesure et affirme que "la bio diversité est un tout, l'idée n'est pas d'exclure ou d'opposer".