Airbus pousse les murs de son usine à Saint-Eloi, au cœur de Toulouse. Le bâtiment historique d’Airbus, créé en 1921, a été inauguré jeudi et sera destiné à la fabrication des mâts-réacteurs (les pylones reliant le réacteur à l’aile) du futur long courrier A350 XWB. En 2009, 1075 mâts ont été fabriqués pour l’ensemble de la flotte Airbus dans le bâtiment.
"Notre grand projet d'avenir, l'A350, entre en phase de production, les premières pièces ont été usinées à Nantes, l'assemblage commencera en 2011 pour une mise en service en 2013", a déclaré le directeur général d'Airbus Fabrice Brégier, en présence jeudi du maire de Toulouse Pierre Cohen (PS).
"Nous avons déjà 500 commandes et je suis convaincu que ce sera la plus belle réussite d'Airbus. On ambitionne d'en vendre 2500 sur un marché évalué à 5000 appareils", a-t-il ajouté devant plusieurs centaines d'ouvriers.
Le programme A350 représente 4 milliards d'euros d'investissements, dont 150 millions pour la seule chaîne d'assemblage de Saint-Martin du Touch en cours de construction. Le bâtiment de l’usine Saint-Eloi a couté 16 millions d’euros et 60 millions d’euros en comptant l’outillage.
Le numéro deux d’Airbus a confirmé "la volonté de la société qui veut rester fortement ancrée à Toulouse son siège sociale." Il faut dire que, outre les 1150 salariés de l’usine Saint-Eloi, Airbus compte au total 12500 employés dans l’agglomération toulousaine, sans compter les 4000 personnes au siège social de Blagnac.
L'atelier A350 y occupera à terme 200 personnes. Il ne devrait cependant pas avoir de création de poste. Fabrice Bregier s’engage cependant "à maintenir les effectifs de l'usine".






































