UMP et PS sont arrivés au coude à coude pour ce premier tour des régionales en Rhône Alpes. Mais c’est bien une abstention record et le score du FN qui retenaient hier l’attention. La participation n’a atteint que 44 %, elle était de 60 % en 2004. Une conjonction qui a favorisé le FN.
Donnée éliminée par les sondages, l’extrême droite dépasse les 14 % et peut se maintenir pour une triangulaire. Le pire des scénarios pour l’UMP. Au QG de campagne, hier, c’était la soupe à la grimace. Si la liste de Françoise Grossetête est arrivée en tête, le rapport de forces est nettement en faveur de la gauche. PS, Europe écologie et Front de gauche pèsent déjà plus de 48 %. “Il y a eu une grande démobilisation dans notre camp. Nous allons nous battre jusqu’au bout”, soulignait hier la candidate.
“L’UMP a pris une claque”, estime Jean-Jack Queyranne, tête de liste PS, qui peut voir venir puisqu’il devance Europe écologie, à 17,5 %. Un score en deçà de celui prévu par les sondages. “Mais en nombre de voix, Europe écologie progresse par rapport aux européennes”, souligne Philippe Meirieu.
Les deux hommes se retrouveront ce matin pour entamer de délicates négociations afin de fusionner. “Je ne suis pas en position de force, mais en position de rassembler. Il n’y aura pas d’accord a minima”, martèle Queyranne. “Nous allons insister sur des aspects auxquels nous sommes attachés, comme santé-environnement et la formation”, répond Meirieu.
Le score du FN inquiète néanmoins toutes les formations de gauche. Queyranne a lancé hier un appel aux électeurs républicains, en particulier du centre, pour le second tour. Le Modem a en effet explosé en plein vol hier. Azouz Begag a perdu son pari d’atteindre les 5 % qui lui auraient permis de fusionner. La très médiatique tête de liste centriste ne s’est d’ailleurs pas montrée hier.




































