"C’est la première fois qu’on entend ces écoutes dans une enceinte judiciaire", souligne Me Eric Dupont-Moretti, l’un des avocats de Jacques Viguier.

Non exploitées au cours du procès en première instance à Toulouse qui avait vu l’acquittement du professeur de droit toulousain, des enregistrements téléphoniques, datant du 21 mars 2000, trois semaines après la disparition de Susi, ont permis de découvrir un homme loquace et relativement serein compte tenu des accusations qui pèsent alors sur lui.

A Nicolas Monachon-Duchesne, l’un de ses anciens étudiants devenu magistrat, il confie : "Pendant deux jours j’ai râlé contre elle car je devais partir à Strasbourg et au Vietnam mais après l’énervement a fait place à l’inquiétude. Susi partait souvent mais elle téléphonait toujours. C’est ce qui m’a inquiété".

Après la sortie de son avocat, Me Eric Dupont-Moretti, venu rappeler à l’avocat général : "Il n’est pas fidèle mais ça ne fait pas de lui un meurtrier", un enregistrement de 45 minutes avec Valérie Pichon, une ancienne relation du couple, a été présenté à la cour.

Dans cet échange encore, Jacques Viguier dénonce "la campagne diffamatoire" dont il est victime, les "mensonges" de la presse et les "fantasmes" de la police. Il répète à son amie avocate qui s’interroge même sur une éventuelle "blague" de Susi, qu’il ne sait vraiment pas où elle peut être…