Le RER A, ligne la plus fréquentée avec 1,2 millions de voyageurs par jour, s'apprête à battre demain et après-demain de nouveaux records d'impopularité. Un mois après un mouvement dur, les syndicats CFDT, CGT, FO, Indépendants, Sud et Unsa ont déposé un préavis de grève illimité qui devrait se traduire au mieux par un train sur deux en heures de pointe.
A l'origine de ce nouveau clash, un dialogue à nouveau rompu hier soir entre les syndicats et la direction de la RATP. "Elle souhaitait qu'on lève le préavis de grève pour discuter, explique une source syndicale. Mais le préavis est déjà l'aboutissement d'un échec des négociations". Les syndicats, qui dénonçaient il y a un mois la dégradation des conditions de travail sur la ligne A, réclament cette fois des primes: une pérenne de 120 euros, et une variable de 30 euros. La RATP a répondu hier qu'"en l'absence d'un conflit, elle restait disponible pour discuter avec les organisations syndicales".
Les revendications risquent de ne pas emporter l'adhésion des usagers, qui vont vivre un nouveau cauchemar. "Ça va être difficile à expliquer", reconnaît le représentant syndical. "Il y a probablement un tort partagé entre les syndicats et la direction, estime Marc Pelissier, secrétaire général de l'Association des usagers de transports. Nous pouvions partager les revendications sur les conditions de travail et les effectifs insuffisants. Mais cette fois, il est question de primes, ce qui n'est pas très cohérent". Le conflit pourrait se poursuivre durant plusieurs jours.
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Mis à jour 08-12-2009 18:11

Les quais du RER A aux Halles Photo : F.Santrot/Metro
Grève dure sur le RER A
Les conducteurs du RER A sont en grève à partir de demain. Le trafic sera très perturbé. Les revendications portent sur les primes.
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