Les jeunes diplômés, nés après 1978, issus de la génération Y, sont-t-ils bien intégrés par leurs entreprises ? C’est pour répondre à cette question que des enseignants chercheurs de l’IAE, école universitaire de management de Lyon, ont interrogé 58 directeurs de ressources humaines d’entreprises de toute taille en France. Il en ressort que pour 68% d’entres-elles, il faudrait mettre en place un programme d’intégration spécifique pour cette génération. Mais seulement 28% s’y engagent vraiment.

Une génération de zappeurs
Cette génération peuplée d’ "individualistes", volontiers Zappeurs dans l’emploi, et hyper connectés, aurait pourtant, selon l’étude, des aspirations propres : une recherche d’équilibre de vie à 63%, et souhaite donner du sens au travail. L’exigence salariale viendrait après. "Les entreprises apportent des réponses soit très matériels, comme la mise en place de distributeurs de boisson, ou du coaching centré sur l’individu, alors que cette génération voudrait plus donner son avis, travailler par projet et en équipe", souligne Catherine Glee, enseignante à l’IAE. "Ces nouveaux salariés sont demandeurs d’horaires flexibles, de travail à distance ou de travail à temps partiel, mais l’entreprise n’y répond pas."