Le tour de France de François Fil­lon passait mercredi par Satolas-et-Bonce, petit village du nord de l’Isère, situé à quelques kilomètres de l’aéroport Saint-Exupéry. Cette proximité a facilité le déplacement d’un Premier ministre en mission commando, resté moins d’une heure pour soutenir la tête de liste UMP Françoise Grossetête.

Une visite express, ultracadrée, avec revue des commerçants et séances photos. Malgré un rapport de forces défavorable, à l’UMP on serre les rangs. “Battez-vous jusqu’à dimanche”, a lancé François Fillon à 250 sympathisants, rassemblés dans une cour de ferme.

Le Premier ministre a renouvelé un appel aux abstentionnistes, qu’il estime être plus nombreux à droite et au centre. “Nous sommes déterminés à aller chercher chaque voix qui nous a manqué au premier tour et à montrer que, même dans une triangulaire, nous pouvons gagner”, a poursuivi Françoise Grossetête, qui ouvre aussi la chasse aux électeurs du FN.

“Parmi eux, il n’y a pas que des extrémistes de droite. A ceux-là, j’ai envie de leur dire : voter FN, c’est voter pour Queyranne.”

Jusqu’à la fin de la semaine, l’UMP sort l’artillerie lourde avec un ministre par jour sur le terrain. Suffisant pour renverser la vapeur ? “Au fond de moi, j’ai pas envie que le PS gagne. Maintenant, si vous me demandez si on va s’en sortir…”, confiait mercredi un militant dans le doute