La marche pour le droit des femmes du 6 mars qui avait débouché sur une arrestation "musclée" d’une militante féminine par la police, n’en finit plus de faire parler d’elle.
Moins de deux semaines après les faits, les associations féministes restent plus que jamais mobilisées : mercredi près de 200 personnes se sont réunies devant la Préfecture alors qu’une délégation était reçue par la directrice de cabinet du Préfet.
"On demande des explications sur les agissements de la police ce soir là, car même si taguer sur un rideau métallique est un acte répréhensible aujourd’hui on n’a aucune justification", lance Julie, membre de l’association Mix’Cité.
Cette dernière se demande comment ces débordements ont pu se produire au cours de cette manifestation qui demandait … plus de sécurité pour les femmes la nuit. "C’était disproportionné, confie Cathy qui participait à cette marche, la jeune fille a eu la tête plaquée au sol avec un genou, les menottes, les policiers ont distribué des coups de matraques autour de celles qui lui venaient en aide, il y a eu des hématomes et des doigts cassés".
Du côté de la police c’est silence radio : "On ne communique pas sur cette affaire, il n’y a aucune polémique on a juste fait notre travail", explique laconiquement un officier du boulevard de l’Embouchure. Les militantes féministes quant à elles envisagent de porter plainte, "on consulte les avocats", et ont déjà annoncé qu’une nouvelle marche de nuit serait organisée dans les prochaines semaines.







































