Mauvaise surprise, lundi, pour les Azuréens qui se sont rendus à la préfecture immatriculer un véhicule. Le tarif de la taxe sur les cartes grises a bondi de 15 %. Après le SP95, qui grimpe à plus de 1,5 euro le litre, le “cheval fiscal” passe de 44,50 à 51,20 euros, soit près de 300 euros pour une voiture moyenne.
“Ça représente près de 10 % du prix d’achat de ma voiture”, calcule, désabusé, un jeune automobiliste. “Franchement, je trouve ça aberrant !” râle Hassnia, propriétaire d’une “vieille carcasse” et qui s’en tire pourtant pour un peu plus de 130 euros. “C’est une mauvaise surprise que l’on constate seulement à la caisse”, poursuit-elle. Car dans la salle d’attente, les tarifs affichés sont encore ceux de 2009…
Jusqu’à présent deuxième Région la plus chère, derrière Paris, Paca devient championne de France. “Nous sommes aussi champions des infrastructures ferroviaires, rétorque Jean-Louis Joseph, vice-président en charge du budget du conseil régional, l’institution qui fixe le montant de la taxe sur les cartes grises. En septembre, le train sera gratuit pour les lycéens, les apprentis et les demandeurs d’emploi. Il faut bien le financer !”
“Le budget des conseils régionaux est asphyxié par l’Etat, affirme l’élu, et les seuls leviers fiscaux sont la taxe sur les immatriculations et celle sur les carburants.” Le conseil régional a fait le choix de ne pas augmenter l’impôt sur l’essence, qui flambe déjà. Un moindre mal : on change moins souvent de voiture que l’on n’y fait le plein.





































